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Le Château de la Fontaine
Le Château de la Fontaine à travers le temps...

Griselles et le hameau de Bois le Roi
Griselles tire son nom de la très ancienne présence d'une petite église ou " egliselle " (ecclesiola).
Petite église a donné égliselle, mot qui s'est, au fil des siècles, transformé en Griselles. Ce nom de Griselles apparaît en 1164. La partie sud du territoire de la commune dépendait directement du roi.
En 1127, Louis XI fit don aux moines de Ferrières du fief de Courvilaine. A cette époque, il y avait quatre châteaux forts, aujourd'hui détruits. Tous ces châteaux furent très endommagés à la guerre de Cent Ans et notamment en 1358 lors du passage du brigand anglais Robert Kowles qui cantonnait avec ses troupes dans la région. Ils souffrirent également du passage des troupes de Condé, qui se livrèrent au pillage successivement en 1568 et 1569.
Le Gâtinais passa dans le domaine royal en l'an 1068. Foulques le Réchin qui en était le comte fit don à Philippe 1er (père de Louis VII) de la province du Gâtinais. C'est ainsi que la forêt de Montargis, que l'on appelait alors "Buisson de Paucourt", devint forêt royale.
Aux environs de 1750, Griselles s'appelait "Griselles-les-Ferrières", ce qui signifie "près de Ferrières". La carte établie par Cassini au XVIIIème siècle montre qu'il s'y trouvait encore trois châteaux : celui de Bois-le-Roi, le château de la Fontaine et une gentilhommière sise à Beaumarchais.
Le Château de la Fontaine
La première référence concernant la Fontaine se trouve dans un acte de la châtellerie de Courtenay en juin 1336 parlant de Fontem Martinem. On trouve ensuite le nom dans les chartes d'Isabeau de Bavière en 1402 et 1403. Ces chartes donnèrent aux habitants de Bois le Roi " droit de pâture dans les allées de la forêt sous la surveillance de la fermière de la ferme Saint-Martin et le contrôle du concierge de Paucourt ".
Une mention concernant la fontaine est datée de 1545 et la fontaine Saint-Martin en 1550. C'est après les guerres de religion qu'est construit ou restauré le château de la Fontaine dont la famille de Ragannes (souvent orthographiée Dragannes) à la possession sous Louis XIV. On trouve ensuite, peut-être par mariage, les Gaillards dont Louis Gaillard des Aulnes, ancien maire franc-maçon de Montargis en 1726 (ou 1738), dont la veuve, une Laplace meurt en 1733, lui-même faisant construit le pont de la chaussée Griselles à Bois le Roi. Lui succède à François Laplace, officier du d'Orléans, dont la veuve devenue Madame du Mortier meurt le 23 décembre 1779. Leur fils, Laplace, juge aux districts à Montargis, gare de château pendant la révolution avant de vendre. Du temps des Gaillard et Laplace le château est généralement dit le " château des Fontaines ".
Le domaine de la Fontaine a été acquit des époux Bignon par le comte Charles Ernest Irénée de Brosses le 27 janvier 1844 pour la somme de 160000 francs. Cette terre avait une contenance de 139 ha. Charles Ernest Irénée comte de Brosses, l'un des deux fils de Charles de Brosses, Président du Parlement de Dijon, érudit et célèbre écrivain (" Lettres familières d'Italie "), et ce vraisemblablement pour se rapprocher de sa nièce Constance de Brosse (fille de René Augustin de Brosses) qui avait épousé Joseph de Villeneuve Bargemon et qu'il venait de vendre sa propriété de Polisy en Bougogne où sa femme ne se plaisait guère.
Le comte de Brosses entreprit alors de faire démolir le château existant en 1840 pour faire bâtir le château actuel qui a repris alors le nom de château de la Fontaine, tout en gardant les vastes écuries. Les écuries, construites au XVIIème siècle avec des matériaux de réemploi datant du château féodal, comme en témoigne l'utilisation de pierres provenant d'encadrement de portes et de fenêtres à meneaux.
Le fils de " Charles " rené François de Brosses, Raymond Antoine de Brosses, revendit le château en 1931 à Monsieur Juteau, fabricant de boutons. Il fut acquit dans les années 50 par la municipalité de Villejuif afin de le transformer en colonie de vacances.
Depuis 2000, les écuries sont utilisées pour des réceptions de mariages et des séminaires d'entreprises, et le château sera disponible en 2009.
Le Bélier du Château de la Fontaine
Vers 1880, un bélier, dont l'invention date de 1792, fruit du travail des frères Joseph et Etienne Montgolfier, les célèbres aérostatiers a été installé en contrebas du château de la Fontaine afin de prendre de l'eau dans la source et la transporter au château. Cette machine est en cours de restauration.
Le fonctionnement en est le suivant : élévation de l'eau par aspiration de l'eau provenant de la source de la Fontaine grâce à l'énergie produite par la masse liquide, puis refoulement du liquide pour élever l' eau dans une citerne construite sur le haut du coteau, derrière les écuries.
Le bélier du Château de la Fontaine a été construit par les Etablissements Bollée installés au Mans. Ernest-Sylvain Bollée obtint un brevet protégeant un bélier hydraulique en 1857 et qui était une amélioration notable de celui inventé par les Mongolfier. La production des béliers hydrauliques modèle Bollée fut importante, et ils obtinrent un grand nombre de prix incluant une médaille d'or à l'Exposition de 1889 à Paris. Plus de 850 avaient été installés vers 1894, et Ernest-Jules Bollée se vantait d'en avoir fabriqué 1800 lorsque la Première Guerre Mondiale débuta à l'été 1914. L'entreprise Bollée était également connue pour sa fonderie de cloches, sa fabrication d'éoliennes et la fabrication de l'une des premières automobiles.
Le bélier a vraisemblablement été installé lors de la reconstruction du Château en 1848, et dont les besoins en eau courante étaient importants. Cette alimentation en eau a été réalisée en utilisant le principe inventé en 1796 par de Montgolfier. Le bélier a vraisemblablement été installé lors de la reconstruction du Château en 1848, et dont les besoins en eau courante étaient importants. C'est, de fait, l'un des plus vieux béliers de France.